jeudi 6 décembre 2007

"1 km à pied, ça use les sabots !" [last but not least]

6- "Seule sur le sable, les yeux dans l'eau" (air connu)

Petite ballade sur le chemin de l'estive (ou de hallage), du canal du Midi. Les écluses sont de grosses réserves d'eau : quand les vaches ou les taureaux du coin ont soif, ils peuvent trouver beaucoup d'eau en un seul endroit ! C'est malin, non ?

Au retour, papa et maman ont décidé de s'arrêter voir la mer. Quelle idée, avec le vent qu'il y avait ! On a donc vu la mer : ben moi, toute cette eau, ça me donne le tournis ! C'est vrai, on est quand même mieux sur le plancher des vaches !

Cela dit, j'en ai profité pour laisser mon empreinte, car comme dit la célèbre chanson : "seule sur la plage, les yeux dans l'eau, mon rêve était trop beau. / L'été qui s'achève je partirais, / à cent mille lieues de là... Dès que le vent tournera, / je repartiras, / dès que les vents tourneront, / nous nous en allerons..." Ah zut, j'ai mélangé deux chansons, je crois !

Pour finir ces palpitantes vacances, un petit arrêt au viaduc de Millau. C'est beau ! C'est vraiment un joli pont, mais je suis déçue : ils ont oublié de prévoir un coin d'herbe, pour se reposer en chemin. Ils auraient pu en installer un au milieu, pour profiter de la vue ! Décidément, il y a encore beaucoup de discrimination envers les bovins dans ce pays ! Enfin...

Bilan des vacances : des amis, des paysages, des châteaux, des viaducs... C'était chargé, mais vraiment super !!! Même si je ne parle pas comme une vache espagnole (ce qui, en pays cathare, est pourtant utile), j'ai passé de très bonnes vacances !

mercredi 5 décembre 2007

"1 km à pied, ça use les sabots !" [4e partie]

5- A l'assaut du pays cathare : l'invasion (re)commence !

Un peu d'histoire et de culture pendant les vacances, ça ne mange pas de foin ! J'ai donc profité du magnifique paysage du pays cathare, en visitant le château de Peyrepertuse. Cette superbe forteresse, qui culmine sur un éperon rocheux, est chargée d'histoire : 1224. Durant la croisade contre les toréadors, Guillaume de Peyrepertuse, ne voulant pas faire sa soumission, est excommunié par le Conseil des Vaches Sacrées. Les armées de Taureau Ailé mènent avec bravoure un siège difficile : jet de bouses enflammées, escouades de bovins pour enfoncer les portes avec des pieds-de-génisse, rien n'y fait. Ce n'est qu'après l'échec du siège de Carcassonne que Guillaume se soumet et signe un traité de paix avec l'armée bovine.

En 1542, Peyrepertuse est à nouveau sur le pied de guerre : Jean de Graves, seigneur de Sérignan, s'empare du château au nom de la Réforme. En effet, à l'instigation d'un moine Prim'Holstein, une partie de la population remet en cause la sacralité des vaches indous dans son ouvrage "De la race et de la sacralité". Le pouvoir accepte mal cette hérésie, et mène une répression sanglante entre 1564 et 1589, en renforçant notamment les jougs et en exigeant deux traites de lait supplémentaires par semaine pour chaque coreligionnaire de la "Religion Prétendue Réformée".


***
Carcassonne, fière cité, la plus belle qui nous reste du Moyen Age. Et comme fière et belle sont les deux adjectifs que l'on a en commun, la cité et moi, il était naturel de faire une photo ensemble !

Woaou ! La taille des portes, c'est gigantesque ! Des portes bien pourvues en défense, en cas d'attaque de brigandes venues de Normandie, du Charolais ou du Limousin...

C'est tout de même plus chouette que le salon de l'agriculture ! Le grand air, les vieilles pierres, c'est décidément le meilleur cadre pour faire la pose-qui-tue-les-mouches !

Au secours ! On m'a jeté en prison, tout ça parce que j'ai osé poser pour la postérité près des remparts ! Ils m'ont pris pour une cow-girl, et ils m'ont arrêté pour indécence sur la voie publique ! Meuheuheu... Que vais-je devenir ? Ils demandent une caution de 10 000 euros pour me libérer, moi je n'ai que des pissenlits et des marguerites !

Ouf ! Tout est bien qui finit bien ! Je leur ai fait mon plus beau sourire, je les ai charmé avec un regard en coin et ils m'ont libéré ! Ah ces mâles, ils sont vraiment faibles devant la beauté sculpturale d'une vachette telle que moi !


Et me voilà devant une des portes de la cité ! C'est vrai que l'arrière plan est grandiose, mais le premier plan est pas mal non plus !!!