Me voilà, ultime échelon d'une illustre famille ! J'ai fais des recherches, interrogé des dizaines de taureaux spécialistes des lignées bovines, et j'ai pu établir un arbre généalogique assez précis. A retenir, parmi les plus célèbres :
¤ Diane de Puisaye (1213-1230), dite "La Blanche" : sans doute la fondatrice de la lignée, du plus loin que j'ai pu remonter. Dans son domaine du Pré-Fleuri, concédé pour service rendu par le roi Gildebert II (en lutte ouverte avec le chevalier Taureau Ailé pour la possession de riches paturâges aux clôtures trouées), elle fait merveille et donne naissance à de nombreuses génisses. La branche aînée, qui survit aux affres de la guerre, aura une descendance bien assurée.
¤ Marie-Françoise de La Ferme-d'En-Face-Beaupré, duchesse de Coquelicot (1658-1673) : mène avec courage la révolte des sabots de fer en 1668. Le roi Hector III voulait retirer aux génisses de sang et aux vaches de qualité le privilège de porter des fers en arc-en-ciel. Devant sa détermination (elle en appelle à un arbitre extérieur, le grand Istambul IV), Hector préfère abandonner son projet. Elle est reçue avec tous les honneurs à l'étable royale en 1672, peu avant son décès.
¤ Marie-Adélaïde de La Colline (1767-1785) : milite pour la réforme laitière, dont elle propose un livret et un programme en 4 articles au roi Denis XV. Parmi les mesures préconisées, l'interdiction de la traite après le coucher du soleil. Ses propositions sont à la base des revendications du siècle suivant en matière de respect du lait et des cornes.
¤ Pétronille-Armande (1832-1849) : extraordinaire laitière, elle est la première à exiger qu'on conserve son lait dans des seaux en fer et non plus dans des barriques en bois, comme on avait coutume de le faire, pour lui garder toute sa saveur.
¤ Alexandrine (1913-1935) : d'une longévité exceptionnelle, elle milite jusqu'à son dernier souffle au sein du comité "On n'est pas que des Vaches à Lait" pour le repos hebdomadaire du samedi-dimanche. Elle ne verra pas se concrétiser la loi "Du repos nécessaire de la race bovine" votée seulement deux mois après sa mort.
¤ Marguerite (1928-1946), mon arrière-grand-mère : grande actrice, elle a fait ses débuts au Pré-du-Bord-du-Chemin-de-Fer, une salle provinciale, avant de connaître la gloire éternelle dans le film "La vache et le prisonnier", au côté d'un obscur acteur de seconde zone qui ne connaîtra pas d'autre succès, un certain Fernand... je-sais-plus-quoi. Amoureuse de l'acteur Bovinoodien Humphrey Bo-landais, elle vivra une passion destructrice avec lui, entre reconnaissance du métier et désespoir personnel devant ses innombrables infidélités. Elle a son étoile et ses empreintes sur le célèbre Famous Cow Boulevard de Cow-Boy City.
Si ça c'est pas une illustre famille de ruminants ! Gageons que je puisse moi-aussi apporter ma pierre en devenant aussi célèbre !
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N. B : petite note pour ceux qui ne connaissent pas la généalogie bovine : les bovins se transmettent l'héritage familial (patronyme, terres et prés, droits et concessions) par la mère, la seule reconnue juridiquement pour assurer cette transmission. Les nombreux taureaux apparaissant au gré des alliances contractées ou des simples passades d'accouplement, ne peuvent prétendre à une quelconque part dans les héritages. La plupart du temps, ils n'occupent dans les familles qu'une place très marginale, soit qu'ils fuient le peu de responsabilités leur revenant, soit qu'ils en soient chassés cornu-militaris par les ayant-droits femelles officielles.
Si ça c'est pas une illustre famille de ruminants ! Gageons que je puisse moi-aussi apporter ma pierre en devenant aussi célèbre !
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N. B : petite note pour ceux qui ne connaissent pas la généalogie bovine : les bovins se transmettent l'héritage familial (patronyme, terres et prés, droits et concessions) par la mère, la seule reconnue juridiquement pour assurer cette transmission. Les nombreux taureaux apparaissant au gré des alliances contractées ou des simples passades d'accouplement, ne peuvent prétendre à une quelconque part dans les héritages. La plupart du temps, ils n'occupent dans les familles qu'une place très marginale, soit qu'ils fuient le peu de responsabilités leur revenant, soit qu'ils en soient chassés cornu-militaris par les ayant-droits femelles officielles.
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